Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui c'est article sponsorisé.
MAIS je tiens quand même à rappeler qu'ils sont rares ici puisque je ne les accepte que lorsqu'ils m'inspirent...
Là, pour le coup, sponso ou pas, je pense que j'aurais fait un article sur The Lady, le film-hommage de Luc Besson pour Aung San Suu Kyi.
Déjà parce que mes copains cinéphiles se moquent beaucoup de mon goût toujours intacts pour les films de Luc Besson. Il a produit beaucoup de navets, c'est sûr, mais pour moi il restera toujours le réalisateur culte du Grand Bleu (le film que j'ai dû voir le plus de fois dans ma vie avec Une Histoire Vraie de David Lynch...), de Léon et... du Cinquième Elèment !
Ensuite parce que j'ai eu la chance de beaucoup voyager en Asie du Sud-Est. J'ai donc été rapidement sensibilisée à la cause birmane.
Notamment lors d'un périple à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, une petite ville nommée Mae-Sai (et oui, je sais que la Birmanie qui s'appelle désormais le Myanmar, mais comme ce nom a été choisi par les généraux de la junte, on va éviter de l'utiliser... : dites-ça aux routards des bacs à sable qui se la pètent aux soirées, ça va les calmer...), on a vu des gens traverser la rivière avec des sacs sur la tête, de l'eau jusqu'au nez.Un militaire thaï les surveillait, non loin de nous.
On a eu peur qu'il tire dessus ou qu'il alerte ses copains. En fait non, les gens en Birmanie sont opprimés par la dictature militaire, alors du côté thaï ils laissent faire, ils les aident un peu et surveillent qu'ils n'exagèrent pas trop lorsqu'ils font passer des marchandises en traversant la rivière la nuit...
On a eu peur qu'il tire dessus ou qu'il alerte ses copains. En fait non, les gens en Birmanie sont opprimés par la dictature militaire, alors du côté thaï ils laissent faire, ils les aident un peu et surveillent qu'ils n'exagèrent pas trop lorsqu'ils font passer des marchandises en traversant la rivière la nuit...
D'ailleurs, on aurait pas dû être là : des échanges de tir avaient eu lieu entre les deux pays quelques semaines auparavant, la France déconseillait à ses ressortissants de se trouver dans cette région du monde (appelée "Le Triangle d'Or", vi, vi comme à Lyon ! Et comme dans la chanson d'Herbert Léonard...). Sauf qu'on avait prévu ce voyage depuis de longs mois et qu'on avait pas checké le site du ministère juste avant de partir.
Du coup, il n'y avait plus aucun touriste dans le coin (sauf un tout petit groupe d'allemands...) et toutes les pensions et petits hôtels avaient fermé...
Ce fut sans compter sur la gentillesse et l'accueil des gens. On a même suivi le défilé d'un mariage et ces quelques jours hors du temps et des touristes restent pour moi un souvenir fantastique...
En rentrant à Paris, je me suis retrouvée à bosser avec un photographe Hongkongais, on parle de l'Asie, de nos vacances et il m'explique qu'il fait parti du mouvement français qui tente de communiquer et de faire connaître "le cas" Aung San Suu Kyi en France, aux côtés de Jane Birkin notamment...
Encore aujourd'hui, même si Suu Kyi a été libérée, son histoire et celle de la Birmanie me révoltent.
Parce que la France sait bien intervenir pour libérer les pauvres lybiens oppressés par un homme qui était, il n'y a pas si longtemps, un invité reçu en grandes pompes à l'Elysée. Par contre, pour la dictature militaire birmane, tout le monde s'en fout...
Bien que, les médias alternatif pensent qu'on devrait en entendre parler bientôt. Bah oui, apparemment y'aurait du pétrôle en Birmanie. Tout de suite, ça devient plus intéressant...
En rentrant à Paris, je me suis retrouvée à bosser avec un photographe Hongkongais, on parle de l'Asie, de nos vacances et il m'explique qu'il fait parti du mouvement français qui tente de communiquer et de faire connaître "le cas" Aung San Suu Kyi en France, aux côtés de Jane Birkin notamment...
Encore aujourd'hui, même si Suu Kyi a été libérée, son histoire et celle de la Birmanie me révoltent.
Parce que la France sait bien intervenir pour libérer les pauvres lybiens oppressés par un homme qui était, il n'y a pas si longtemps, un invité reçu en grandes pompes à l'Elysée. Par contre, pour la dictature militaire birmane, tout le monde s'en fout...
Bien que, les médias alternatif pensent qu'on devrait en entendre parler bientôt. Bah oui, apparemment y'aurait du pétrôle en Birmanie. Tout de suite, ça devient plus intéressant...
| Bon, d'accord, ça c'était en Indonésie, mais les photos de la Thaïlande sont dans le disque-dur externe |
Tout ça pour vous dire que j'irai certainement voir ce film...
Rien que la bande-annonce m'a mise les larmes aux yeux.
Synopsis : Le 30 novembre 2011 sortira The Lady, film réalisé par Luc Besson avec Michelle Yeoh et David Thewlis. Ce long-métrage retrace l’histoire de la Birmane Aung San Suu Kyi, figure de l’opposition non-violente à la dictature de son pays, devenue un symbole contemporain de la lutte pour la démocratie et consacrée par un prix Nobel de la Paix en 1991.
The Lady est une histoire d'amour hors du commun, celle d'un homme, Michael Aris, et surtout d'une femme d'exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l'amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l'absence, l'isolement et l'inhumanité d'une junte politique toujours en place en Birmanie. The Lady est aussi l'histoire d'une femme devenue l'un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.
Pour info :
Suu Kyi est secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), opposée à la dictature en place et qui remporte les élections générales en 1990, élections annulées par la junte. Elle ne peut exercer son activité politique, étant placée en résidence surveillée par la junte militaire au pouvoir, mais bénéficie d'un important soutien international (comme celui de neuf lauréats du prix Nobel) contre la junte birmane. Elle est libérée le 13 novembre 2010.
Elle a fait ses études à Londres (puis à New-York...) où elle a rencontré et épousé Michael Aris.
En 1997, son mari - toujours au Royaume-Uni - est atteint du cancer de la prostate, cependant le gouvernement birman lui refuse le droit d’entrer pour visiter sa femme.
La junte militaire essaie clairement de faire partir Suu Kyi afin de s’en « débarrasser ». Suu Kyi ne reverra jamais son mari qui meurt en 1999. De plus elle reste séparée de ses enfants, qui vivent toujours au Royaume-Uni.
En 2001, le groupe rock irlandais U2 a créé la chanson « Walk On », qui a été écrite et dédiée à Aung San Suu Kyi. « Walk On » est interdite en Birmanie.
Nous pouvons tous soutenir le combat pacifique mené par Aung San Suu Kyi en contribuant au « mur de la liberté » accessible sur le site www.useyourfreedom.com. Créé à partir du célèbre portrait de « The Lady » par Shepard Fairey, « The Wall of Freedom » accueille déjà de nombreux témoignages : vous pouvez y participer en publiant votre photo et votre propre définition de la liberté…
Bon, sur-ce, je réfléchis à ma propre définition de la liberté et je reviens bientôt !
Bon, sur-ce, je réfléchis à ma propre définition de la liberté et je reviens bientôt !





J’irai probablement voir ce film également, pour elle, pour la Bimanie, pour l'Asie du Sud Est où je suis allé pas mal de fois aussi.
RépondreSupprimerMerci de cet article. J'avais entendu parler du film et ça m'intéressait pas mal. Je ne connaissais pas son histoire personnelle mais je me doutais que l'assignation à résidence avait pu avoir des conséquences tragiques sur sa vie. Je ferais abstraction du producteur Besson bien que... ;)
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